La Chocolaterie de Puyricard : à la source de mon chocolat préféré

C'est bien connu : c'est à Puyricard que naît le meilleur. Bon, c'est vrai que j'y suis née (Clinique de l'Etoile : ça ne s'invente pas 😂). Mais ce n'est pas (seulement) pour cela que je vous fais cette confidence.
Depuis que je suis petite, les mots magiques, en matière de friandises, sont : "Ce sont des chocolats de Puyricard". Je pensais que c'était une particularité purement aixoise, mais lorsqu'une amie parisienne m'a confié, lors d'un dîner, qu'à Paris aussi ces chocolats étaient réputés pour être parmi les meilleurs de France, j'ai compris que ce n'était pas un mythe personnel ou régional : nous avons bien la chance de vivre à dix minutes d'un véritable trésor de gourmandise !

Depuis toujours, je passe devant le site historique de la Chocolaterie de Puyricard : ma meilleure amie habitait juste à côté, un ami d'enfance également, l'une de mes écoles de danse se trouvait non loin... bref, j'ai bien du mérite à n'avoir pas prix 25 kilos de trop depuis mon enfance.

Et puis la Chocolaterie s'est agrandie et a déménagé, un peu plus loin dans le village, et je n'avais jamais vu son nouveau site. Vous imaginez donc ma joie lorsqu'elle m'a contactée pour venir le visiter et participer à un atelier dans ses murs. Enfin se sont ouvertes pour moi les portes du Pays des Merveilles !



Lorsque l'on a passé le portail, on arrive à la boutique.



On y trouve également une grande salle de projection, dans laquelle nous avons été reçus, quelques autres influenceurs et moi-même, pour en apprendre un peu plus sur l'histoire et le fonctionnement de la Chocolaterie de Puyricard.

C'est une entreprise familiale avant tout, dont l'histoire commence voilà 50 ans, alors que Jean-Guy et Marie-Anne Roelandts vivaient au Congo Belge, où ils découvrent leur passion pour le chocolat. C'est à présent leur fils Tanguy qui  dirige la chocolaterie, aidé par sa fille Solène. Il choisit toujours avec soin ses matières premières, et travaille notamment avec des producteurs triés sur le volet, et auxquels il apprend à optimiser la qualité de leurs produits. La Chocolaterie de Puyricard s'engage également pour préserver la production manuelle, soutient les associations d'aide aux cultivateurs des pays producteurs de chocolat et forme des agriculteurs locaux. Le chocolat est meilleur lorsqu'il porte de belles valeurs.

Dans une vitrine de la salle, j'ai retrouvé avec nostalgie l'emballage historique des chocolats de Puyricard, en papier crème rayé de marron, qui était promesse de luxe gourmand, lorsque j'étais enfant. Tirer une boîte de ce sachet, c'était presque un cérémonial.

C'est Jean-Guy Roelandts lui-même qui, en passionné de calligraphie, avait lui-même dessiné à la main le logo de la Chocolaterie, en écriture gothique, ce qui ne peut qu'émouvoir mon cœur de médiéviste... 

Nous avons eu le temps de faire un petit tour de la boutique et avoir un aperçu de tous les chocolats et confiseries élaborées dans les ateliers dont la visite nous attendait.

C'est tout un royaume de confiseries qui s'étale sous nos yeux.

Pâtes de fruits, citronnettes et orangettes

Les ballotins du printemps

Les bonbons de chocolat





Je vous présente les meilleurs escargots de la galaxie, et au-delà !

Les guimauves

Les coffrets


Les calissons et les riads



La pâte d'amande



Le dernier survivant d'une collection de masques en chocolat

Les dragées

Les coffrets cadeaux




Le porte-clefs qui me fait de l’œil et que je vais forcément finir par m'acheter 😍

Les glaces et sorbets

La Chocolaterie de Puyricard a son livre !

Le Grué de Cacao, une nouvelle dimension du chocolat


La tablette Cuba, en édition limitée et numérotée


Les mignonnettes pour le café


Après avoir découvert toutes les merveilles fabriquées à la Chocolaterie, il était temps d'aller découvrir les secrets de leur élaboration. On rentre dans les ateliers comme dans un bloc opératoire, avec blouse et charlotte, et après s'être soigneusement lavé les mains.

Les moules qui viennent de servir alternent avec des étagères pleine de moulages de chocolat. Pas de doute, nous sommes dans la bonne direction !






C'est justement un moulage de ce type que l'on nous propose de réaliser au cours de notre atelier : nous allons réaliser notre propre oeuf de Pâques en chocolat décoré.
Les moules
Et là, nous avons découvert, ébahis, des fontaines de chocolat tiède qui coulent en permanence, dégageant un parfum gourmand et enveloppant. C'est dans ces fontaines de chocolat que l'on va se servir pour confectionner tous les moulages et décors.

La fontaine de chocolat au lait


Lorsque nous arrivons dans le coin qui nous a été réservé, dans l'atelier de moulage, nous trouvons sur la table les deux moitiés d'un moule, ainsi que des triangles de papier. Et voici venu le moment où huit blogueurs échouent au même test psychomoteur...

Nous sommes censés enrouler nos triangles afin de former une douille à bout extrêmement fin ; et autant vous dire qu'il nous a fallu un sacré bout de temps avant d'y parvenir !

Munis de notre cornet, il nous a fallu ensuite aller remplir ce dernier à la fontaine de chocolat : c'est comme dans vos rêves les plus fous, en somme !

On coupe à peine la pointe du cornet, et l'on peut s'en servir de stylo pour décorer le fond des œufs avec des motifs, ou des lettres.


D'ailleurs, à côté de nous, les nouvelles poules de la Chocolaterie de Puyricard sont en train d'être remplies à la fontaine de chocolat au lait.

Un peu plus loin, il y a la fontaine de chocolat noir, prête à remplir elle aussi son office.


Avec nos cornets, nous avons décoré le fond des moules à œufs. Les œufs en chocolat noir sont décorés de chocolat au lait, et inversement. Pour ma part, j'ai voulu faire un LD comme "Loélie Duperray" et bien sûr, un FB, comme "Forty Beauty".




Déjà que ce n'est pas simple d'écrire avec du chocolat, il faut écrire à l'envers... concentration maximale !




Et à la fin, le chocolat se fige dans le cornet... si bien que nous avons pu le manger. Et je peux vous assurer que nous ne sommes pas les seuls. J'ai parlé à l'une des opératrices du laboratoire qui était en train de grignoter quelques chutes, et elle m'a confirmé que rien n'avait pu la lasser de manger ce chocolat tous les jours.



Un petit bout de poésie sur du chocolat
Pour remplir le moule, il faut d'abord passer une première couche de chocolat liquide sur le fond du moule, au pinceau : c'est cette technique qui va garantir au chocolat une brillance parfaite et comme laquée. C'est l'étape essentielle du chablonnage (parce que oui, je fais ma pédante en ressortant le vocabulaire technique que j'ai appris grâce à cette expérience).





La couche doit être régulière et fine.


Une fois que cette couche est prise, on peut remplir le moule à la fontaine de chocolat ; ensuite on le secoue pour ne laisser qu'une fine couche. Pour les grands sujets, ce procédé est répété plusieurs fois, afin de ne pas avoir une grosse épaisseur de chocolat en bouche, mais plutôt un effeuillement de chocolat qui vient fondre finement sur la langue.


On nettoie ensuite les moules du chocolat qui a coulé à côté. C'est à cette étape-là que l'on peut encore se régaler impunément.

Moulages remplis
C'est ainsi que l'on obtient tous ces délicieux moulages, de la traditionnelle cloche à des sujets plus originaux. Et comme vous le voyez, toutes les étapes sont réalisées à la main, pour une finesse incomparable. La qualité exceptionnelle des chocolats Puyricard a d'ailleurs permis à la Chocolaterie d'obtenir, en 2010, le label EPV (Entreprise du Patrimoine Vivant).








Cette année, c'est la poule qui prend un coup de jeune, à travers un nouveau design très stylisé et épuré. Vous pouvez la retrouver en boutique pour déjà vous approvisionner pour Pâques.






Après l'atelier des moulages, nous avons visité les autres pôles, comme l'atelier palets d'or et palets d'argent. C'est celui qui, visiblement, mets le plus les nerfs à rude épreuve, tant le maniement de l'or et de l'argent, ainsi que la manière de tremper le palet dans le chocolat de couverture et de l'imprimer d'un trait de fourchette à sa sortie, sont des opérations minutieuses et complexes.


Ces palets sont parfumés à la vanille de Tahiti, très particulière et beaucoup plus "ronde" que la vanille Bourbon à laquelle nous sommes davantage habitués.

C'est également dans cet atelier que chaque tablette vendue en boutique est emballée à la main.

Nous avons continué notre chemin par l'atelier où se créent les bonbons de chocolat, comme ces œufs au praliné.

On y croise tout le nécessaire pour créer les intérieurs que sont les ganaches, les pralinés, la nougatine...

Nous avons été très impressionnés par les œufs en série limitée, décorés à la feuille d'or, sur lesquels sont ensuite gravés des petits monstres sortis de l'imagination de Sophie Mocquillon, l'artiste maison de la Chocolaterie de Puyricard.




Là aussi, on trouve une fontaine de chocolat, qui permet d'élaborer les coques des bonbons de chocolat, dont les moules sont conservés à côté ; c'est émouvant, car un grand nombre de bonbons porte le nom d'un membre de la famille Roelandts ou d'un employé fidèle de la Chocolaterie de Puyricard, comme vous pouvez le voir inscrit sur les étagères.






Nos œufs, pendant la visite, avaient eu le temps de durcir.

Pour en assembler les moitiés, on passe l'une d'elle sur une plaque chauffée, avant de la poser contre l'autre moitié.


Voici mon oeuf "Loélie Duperray", en chocolat au lait, puisque c'est celui qu'elle préfère.

Et comme, pour ma part, je préfère le noir, c'est dans ce chocolat que j'ai fabriqué la moitié "Forty Beauty".

Ensuite, nous sommes allés jeter un coup d’œil à l'atelier confiserie, où sont créés les calissons, les croquants, les guimauves... Et là aussi, on a l'impression que s'est déversée une corne d'abondance.
Pistaches attendant d'être torréfiées

Noisettes grillées et caramélisées à perte de vue


Machine à fabriquer les calissons


Le Riad, à base de dattes "Deglet nour", de noix de cajou, d'amandes douces et de fleur d'oranger





Et pour finir, nous avons eu droit à une dégustation de toutes les merveilles dont nous avons découvert la fabrication.


Si, en votre for intérieur, vous n'avez pu vous empêcher de me jalouser un peu, sachez que vous aussi, vous pouvez visiter les ateliers de la Chocolaterie de Puyricard, sur réservation et du lundi au jeudi (à partir de 10 ans, hors mois de novembre et décembre, très chargés).

Vous pouvez aussi vous transformer en maître chocolatier le temps de l'un des ateliers proposés ; et il y en a même pour les enfants (une amie à moi y avait inscrit sa fille qui avait réalisé un superbe pingouin en chocolat sur sa banquise). Pour tout renseignement ou toute réservation, vous pouvez appeler le 04.42.28.18.14, écrire un mail à visite@puyricard.fr ou aller sur le site www.puyricard.fr

Je suis drôlement sympa de vous donner ce tuyau ; je vous l'avais bien dit que tout ce qui naît à Puyricard est formidable...








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12 commentaires:

  1. Eh ben, tant de photos appétissantes :D
    Tu m'as juste donné envie de chocolat mdr
    Je serais bien tentée par une petite grande visite :D
    Bises

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  2. Coucou
    Que ton article donne faim! C'est super de nous montrer l'envers du décor merci beaucoup pour ce joli partage très gourmand
    Bisous
    S

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  3. Coucou,
    C'est vraiment chouette comme visite ! Moi qui suis une grande gourmande je serai aux anges ahaa :) Les chocolats ont l'air délicieux en tout cas !
    Des bisous

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  4. Merci pour ce reportage photo qui nous permet d'avoir l'impression de visiter avec toi.
    Je salive devant toutes ces merveilles, mais je ne parle pas du chocolat!
    Je suis une amatrice des calissons : je n'en achète jamais car je ne m'arrête pas tant qu'il en reste dans la boîte...
    Tu as du régaler tous tes sens lors de cette visite!
    Bonne soirée.

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  5. Coucou ma belle,
    Oh mais c'est génial ! En grande amatrice de chocolat que je suis ça m'aurait bien plu de réaliser mon chocolat ! Tes photos sont tellement gourmandes que je vais aller me prendre un carré de chocolat à cause de toi LOL
    C'est chouette de pouvoir participer à de si beaux ateliers :)
    Des bisous !

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  6. Coucou ma belle !

    Oh la la !!! C'est magnifique tout ça et ça fait tellement envie !!!

    Merci pour ces jolies photos très gourmandes !

    Gros bisous et bon week-end ♥

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  7. Coucou !
    J’adore le chocolat et je ne connaissais pas cette chocolaterie ! Va falloir que je goûte ça !
    Tes photos donnent envie.
    Bisous

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  8. Merci pour cette jolie découverte gourmande. Les chatons en chocolat sont tellement choux :)) Mille bises beauté.

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  9. Alors mon Adeline, j'ai été pendue à ton article, limite en train de baver 😁 moi qui suis une grande amatrice de chocolats et autres confiseries, je peux t'assurer que cette visite m'a grandement titillé les papilles. Et tes photos... Que de tentations!
    Un énorme merci ma douce Adeline!
    Gros bisous
    Valérie

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  10. Coucou ma belle Adeline, comment tu vas?
    Cet article est plein de gourmandise! C'est le pays des merveilles et de la gourmandise ! Tu me fais tellement envie avec tes photos... Je ne connais pas du tout la marque mais adore le chocolat, je goûterais donc avec grand plaisir!

    Merci pour ce joli partage, j'adore cet article, on y sent ta joie d'avoir été présente et on la partage avec toi. Des bisous,
    Estelle

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  11. J'adore visiter les chocolateries... C'est tellement magique de gourmandise !

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  12. Coucou Adeline,
    Je crois bien avoir baver sur chacune de tes photos ! Je n'ai pas encore eu la plaisir de goûter à des calissons enrobés de chocolat : c'est officiel,je veux ça pour Pâques. ^^ J'ai vu qu'ils les vendaient en mélange sur leur site à moins de 20 € le 200 gr. Je pense que je vais me faire de petit plaisir. ^^
    Bisous

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